[] Géographie
[] Situation de la ville
Topographie de Toulouse
La ville est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au Nord-Est vers la Méditerranée puis change de direction à Toulouse en se dirigeant au Nord-Ouest vers l’Atlantique. D’ailleurs, en regardant vers le sud par temps clair, on aperçoit la chaîne de montagne pyrénéenne.
Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents à la Garonne :
l’Ariège au sud, dominé par les coteaux pentus du Lauragais à Vieille-Toulouse qui viennent dominer la ville sur le promontoire de Pech David.
l'Hers-Mort qui se jette au nord de Toulouse en une vaste plaine dite de « Lalande » séparée à l’est du site même de la ville par une ligne faiblement accidentée, avec notamment les collines de Montaudran et de Jolimont.
À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (6 à 7 km en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.
Vue vers l'aval de la Garonne depuis le pont Saint-Michel
La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie, et où plus tard la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté du fleuve, on trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre en raison de sa situation morphologique. Situé plus bas de quelques mètres que la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi, le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit impressionnant de 8 000 m³ d’eau par seconde (300 m³ représentant son débit normal) la Garonne monta à la hauteur exceptionnelle de 9,47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche de Toulouse, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel (seul le Pont Neuf a résisté). On dénombra 208 morts, plus de 1 200 maisons détruites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac Mahon se rend à Toulouse avec plusieurs ministres et à la vue du spectacle prononce sa désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! ». Cette situation basse explique que du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au Nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle, guet naturel aménagé, la courbe du fleuve a évolué au fil des siècles.
Le canal du Midi, Å“uvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.
La commune de Toulouse fait 11 830 hectares de superficie, soit environ 1 300 hectares de plus que la commune de Paris (10 539 hectares). L’altitude moyenne à Toulouse est de 141 mètres.
[] Démographie
[] Évolutions démographiques
Toulouse, vue générale depuis les coteaux de Pech David
D'après les statistiques de l'INSEE, Toulouse est, en 2005, la quatrième ville de France avec 435 000 habitants (population intra muros - cf. tableau ci-dessous) et la cinquième agglomération (870 000 habitants - estimation 2007) ainsi que la cinquième aire urbaine (1 117 000 habitants -estimation 2007) après Paris, Lyon, Marseille et Lille. C'est le deuxième plus grand centre universitaire de France (après Paris) avec près de 160 000 étudiants.
La population de la ville augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié (climat, situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques - Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise, terroirs midi-pyrénéens), à une image fortement positive (qualité de vie, variété des filières de formation, positionnement socio-économique sur des industries et services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie...).
Évolution démographique
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
52 612
50 171
51 689
52 328
59 639
77 372
-
94 227
96 564
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
103 144
113 714
126 936
124 852
131 642
140 289
147 617
149 791
149 963
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
149 841
149 438
149 576
175 434
180 771
194 564
213 220
264 411
268 863
1962
1968
1975
1982
1990
1999
-
-
-
323 724
370 796
373 796
347 995
358 688
390 350
-
-
-
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Sources: Cassini
Ainsi, en 2007, selon l'AUAT et l'INSEE, on estime que l'agglomération de Toulouse a gagné plus de 110 000 habitants depuis le recensement de 1999. Chaque année, l’agglomération toulousaine gagne 14 000 habitants (effets de l’accroissement naturel et du solde migratoire) et l'aire urbaine, 19 000 habitants. Si comme le prévoient les analystes, le rythme actuel se maintient, l’agglomération comptera bientôt plus d’un million d’habitants, au même titre que Paris, Lyon, Marseille et Lille, et la population toulousaine dépassera celle de Lyon vers 2015, faisant alors de Toulouse, la troisième ville française.
L’aire urbaine toulousaine, représente à elle seule prés de 40% de la population de la région Midi-Pyrénées. En 10 ans, 230 000 personnes supplémentaires sont arrivées dans l'aire urbaine de Toulouse. Ainsi en 1999, un habitant sur quatre n’habitait pas l’aire urbaine dix ans plus tôt.
Unité urbaine ou agglomération
Aire urbaine
1936
252 477
366 206
1954
323 822
436 052
1962
392 777
464 791
1968
481 993
559 080
1975
560 165
649 535
1982
588 224
737 448
1990
666 941
841 152
1999
761 090
964 797
2007
(estimation INSEE et AUAT)
871 800
1 117 000
source : INSEE
Toulouse possède donc une forte attractivité vis à vis des autres métropoles françaises et européennes ; 2/3 des nouveaux toulousains sont originaires d'une autre région que celle de Midi-Pyrénées, bien souvent d'une autre grande agglomération comme Paris, et 11% viennent même d'un pays étranger. Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs). Enfin, de nombreux projets de dimension européenne sont sur le point d'y voir le jour et contribuent à accroître la renommée internationale de la ville : le plus grand cancérôpole d'Europe est en construction sur l'ancien site du groupe AZF et en 2007 Galileo, l'équivalent européen du GPS, aura son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.
[] Populations étrangères
Toulouse est une ville cosmopolite où 7,8% de sa population est étrangère[1]. Métropole aux multiples influences, Toulouse cultive son attractivité à l'échelle internationale.
Les Espagnols représentent l'une des plus importantes communautés étrangères de la ville. Arrivés lors de la guerre civile d'Espagne, ils sont aujourd'hui entre 20 000 et 25 000, faisant de Toulouse la plus grande ville espagnole de France. Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère trés " latine " avec de nombreux bars à Tapas, des clubs de Salsa, de Tango et autres danses latines ainsi qu'une ambiance nocture trés festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid.
Les musulmans sont plus de 80 000 (Tunisiens, Algériens, Marocains, Turcs...). Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre ville, auparavant peuplé majoritairement d'immigrés italiens et espagnols, est surnommé « le petit souk », du fait de la présence de nombreuses petites échoppes arabes. Il existe trois Mosquées à Toulouse : une à Empalot et deux dans le quartier du Grand Mirail, à Bellefontaine et à la Reynerie.
La communauté africaine (Afrique noire) et antillaise constitue une communauté répartie sur l'ensemble de Toulouse. Outre une présence sur les divers marchés du centre ville, cette communauté s'est établie dans le quartier Saint-Cyprien pour y développer des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques.
La commune de Toulouse héberge aussi un peu plus de 15 000 italiens, une des plus importantes communautés de la ville. Depuis 1995, le consulat d'Italie de Toulouse gère les région Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20% du territoire français.
Les Britanniques sont arrivés plus récemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à rejoindre Toulouse. Ils seraient quelques 10 000 dans l'agglomération. Les Allemands, attirés également par l'industrie aéronautique, sont un peu moins nombreux (ils seraient environ 7 000).
D'autres communautés diverses sont présentes : Asiatiques (environ 2500), Cubains, Irlandais, Américains...
[] Climat
Palmiers dans un pavillon de la banlieue toulousaine
La neige rare à Toulouse sur les bords de la Garonne
La ville bénéficie d'un climat tempéré doux en automne et au printemps et assez chaud et sec en été. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).
Bien que située au sud de Nice, Toulouse bénéficie d'un ensoleillement annuel inférieur en raison de son climat de type océanique à été chaud. Le vent d’autan qui vient de l'Est, est aussi souvent appelé " le vent qui rend fou ", voire " le vent du diable ". Parfois, ce vent peut devenir trés puissant comme le 4 mai 1916, où il renversa le train Toulouse-Revel. On a coutume de dire qu'il influence les comportements humains et animaux par ses rafales et ses tourbillons.
Ville
Ensoleillement
Pluie
Neige
Orage
Brouillard
Paris
1 797 h/an
642 mm/an
15 j/an
19 j/an
13 j/an
Nice
2 694 h / an
767 mm / an
1 j / an
31 j / an
1 j / an
Strasbourg
1 637 h/an
610 mm/an
30 j/an
29 j/an
65 j/an
Toulouse
2 047 h/an
655 mm/an
7 j/an
26 j/an
44 j/an
Moyenne nationale
1 973 h/an
770 mm/an
14 j/an
22 j/an
40 j/an
Toulouse connait 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel[2]. Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures minimales interviennent en Janvier avec en moyenne 5°C, et les températures maximales en août avec 23°C. La température la plus chaude fut de 44°C le 8 août 1923 (record national) et la température la plus froide de –19,2°C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo France. Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20h15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac puis a continué en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants.
Les données climatiques à Toulouse de 1947 à 2002.
[] Urbanisme
Les toits de Toulouse depuis le parking des Carmes
Article détaillé : Urbanisme à Toulouse.
[] Tissu urbain
La ville est organisée en différentes zones à peu près concentriques :
la ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu'au Moyen Âge ;
la ville médiévale retranchée dans ses remparts ;
les faubourgs du XVIIIe au XIXe siècle ;
la banlieue récente, construite autour de noyaux urbains fondés sur des villages proches avec la création de nombreux lotissements.
Aujourd'hui, la ville est devenue une véritable métropole européenne au même titre que Lyon, Marseille, Francfort ou Dublin[3]. Plus qu'une métropole, Toulouse s'affirme comme une technopole spécialisée dans l'aéronautique, l'aérospatial, les télécommunications, le domaine médical ... Cette technopole est elle-même composée de plusieurs technopôles (réalisation volontaire d'un site dévoué aux hautes technologies).
Enfin, ce dynamisme économique (forte hausse de l'emploi) se retrouve dans une forte hausse démographique qui entraîne la ville dans une profonde mutation de ses infrastructures, de ses logements et de ses industries. En effet, Toulouse est la capitale européenne de l'aéronautique et des industries spatiales mais elle continue de se diversifier, notamment dans le domaine de la recherche médicale, avec le futur cancérôpole.
Toulouse, la ville rose
[] Quartiers
Quartiers de Toulouse
Article détaillé : Quartiers de Toulouse.
La commune de Toulouse est divisée en plusieurs quartiers, qui ne correspondent cependant pas à des divisions administratives.
Rive droite de la Garonne
Amidonniers
Arnaud-Bernard (hypercentre)
Bonhoure
Bonnefoy
Côte Pavée
Croix-Daurade
Empalot
Ginestous
Guilhemery
Jolimont
Lalande
Le Busca
Les Argoulets
Les Cocus
Les Izards
Matabiau (quartier de la gare)
Minimes
Montaudran
Montplaisir
Moscou
Pech-David
Ponts-Jumeaux
Pouvourville
Rangueil
Roseraie
Saint-Agne
Saint-Aubin (hypercentre)
Saint-Étienne (hypercentre)
Saint-Michel
Saint-Pierre (hypercentre)
Soupetard
Rive gauche de la Garonne
Bagatelle
La Faourette
Bellefontaine
Bourrasol
Casselardit
Croix-de-Pierre
La Cépière
Lardenne
Mirail
Pradettes
Reynerie
Saint-Cyprien (hypercentre)
Saint-Martin du Touch
[] Transports
Bus Tisséo de transport toulousain au cours Dillon
Articles détaillés : Transports à Toulouse, Transports en commun de Toulouse et Métro de Toulouse.
L'agglomération étant particulièrement étendue et morcelée entre zones d'habitat, zones commerciales et pôles d'emplois, les trajets moyens sont longs.
Par ailleurs, les usagers sont souvent contraints de composer avec un réseau de transport en commun encore insuffisant et un réseau de voiries secondaires trop peu développé[4]. Liés notamment à un manque de réflexion conjoint dans la mise en place des transports collectifs et à un étalement urbain qui conditionnent l'emploi de la voiture (63% des déplacements de l'agglomération), les déplacements sont difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant saturé aux heures de pointes (jusqu'à 140 000 voitures par jours sur certaines sections selon la DRE).
De nombreux acteurs envisagent donc de créer un grand contournement autoroutier pour permettre au trafic de transit (trafic extérieur à Toulouse) d'échapper à des bouchons toulousains qui sont occasionnés à 73% par le trafic local des toulousains eux-mêmes, comme l'a démontré l'étude sur le grand contournement autoroutier de Toulouse, présenté par la DRE MIDI-Pyrénées en 2006.
Par ailleurs, les problèmes de déplacements sont amplifiés par l'extension de l'agglomération dans un modèle pavillonaire qui conditionne l'emploi de la voiture dans des espaces où la faible rentabilité économique occasionnée par la trés faible densité de population inhibe tout développement de transports collectifs.
Cependant la construction de nouvelles lignes de transports en commun amorce un mouvement inverse depuis l'ouverture de la seconde ligne de métro fin juin 2007, complété en 2010 par une ligne de tramway qui reliera Toulouse à Blagnac.
Ligne A du métro toulousain
Le transport urbain de Toulouse est géré par un syndicat mixte regroupant plusieurs collectivités locales : c'est donc Tisséo-SMTC qui est l'autorité organisatrice des transports. [5]Il s'articule entre le métro, le bus, le Transport à la demande et le mobibus.
le métro toulousain possède deux lignes en fonctionnement (lignes A et B). La ligne A relie la zone commerciale et industrielle de Basso-Cambo à la zone commerciale de Balma-Gramont (en bordure de la commune de Balma). La ligne B relie le quartier d'habitation de Borderouge à l'extrême nord de la commune de Ramonville-Saint-Agne.
le réseau de bus couvre l'ensemble de l'agglomération toulousaine et un service de soirée réduit prend le relais de 22 h à 1 h (les derniers services de la ville vers la banlieue partent peu après minuit).
le Transport à la demande (TAD) est un service de minibus à réservation, adapté à la desserte des zones rurales et peu denses. Sa version la plus élaborée, le TAD 106 (service de 5h30 à 1h, fréquence d'une demi heure) dessert l'Est de la banlieue (Balma, Drémil-Lafage, Flourens, Mons, Pin-Balma, Quint-Fonsegrives).
le Mobibus est un service de transport à la demande pour les personnes à mobilité réduite.
Prochainement une ligne de tramway sera construite entre la commune de Beauzelle et la station de métro Arènes, juste à l'ouest du centre ville, via Blagnac. Actuellement un vaste projet routier concernant l'ensemble de l'agglomération est en cours de mise en place. Il s'agit d'un grand contournement Est, dont le débat public est prévu à l'automne 2007.
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